




Le faîtage — la ligne de tuiles qui coiffe le sommet du toit — est l'un des points que nous reprenons le plus souvent. Les photos ci-dessus montrent quatre chantiers du même type, réalisés à Saint-Genis-Laval, Genay, Sainte-Consorce et La Chapelle-de-Guinchay : à chaque fois, un scellement au mortier en fin de vie remplacé par un closoir ventilé à sec de type Achard Clotek.
Sur l'un d'eux, l'intervention a également porté sur les arêtiers, ces lignes obliques qui descendent du faîtage vers les angles du toit : elles souffrent du même défaut et se traitent de la même façon.
Pourquoi refaire un faîtage
Pendant des décennies, les faîtages ont été maintenus par un cordon de mortier. Le problème est connu de tous les couvreurs : le mortier et la terre cuite ne se dilatent pas à la même vitesse. Après une quinzaine d'hivers, le cordon se fissure, se décolle par plaques, et finit par laisser passer l'eau au point le plus exposé de la toiture.
Deux signes ne trompent pas, et se repèrent depuis le sol ou depuis une fenêtre à l'étage : des morceaux de mortier blanc retrouvés dans les gouttières ou au pied du mur, et une ligne de faîtage qui n'est plus parfaitement rectiligne vue de la rue.
Ce que change la pose à sec
Le closoir remplace le mortier par une bande souple, fixée mécaniquement, qui épouse la forme des tuiles. Elle assure deux fonctions que le mortier ne remplit pas :
- Elle laisse respirer la toiture. L'air qui circule sous les tuiles doit pouvoir ressortir en partie haute. Un faîtage scellé bouche cette sortie : l'humidité stagne sous la couverture, la charpente reste humide et la mousse s'installe plus vite sur les versants nord.
- Elle encaisse les mouvements. La fixation mécanique accompagne les dilatations de la charpente au lieu de les subir, là où un cordon rigide finit toujours par se rompre.
Une solution adaptée au bâti du secteur
Si le même chantier revient si souvent, de Saint-Genis-Laval à Genay, c'est que le bâti se ressemble. Les maisons individuelles du secteur et des communes voisines — Oullins, Irigny, Vourles, Brignais, Chaponost — présentent souvent le même profil : une couverture en tuiles de terre cuite posée entre les années 1960 et 1990, avec des faîtages scellés arrivés aujourd'hui en fin de vie. Ces toitures sont exposées plein sud sur les coteaux, ce qui accentue les écarts de température entre le jour et la nuit et fatigue le mortier plus vite qu'en fond de vallée.
Questions fréquentes
Faut-il refaire toute la toiture pour reprendre un faîtage ? Non. Si les tuiles et la charpente sont saines, la reprise du faîtage est une intervention ciblée sur la ligne haute du toit, sans dépose de la couverture.
Un closoir ventilé se voit-il depuis la rue ? Très peu. Le closoir reste masqué sous les tuiles faîtières, qui sont reposées par-dessus. La ligne de toiture retrouve son aspect d'origine.
Un doute sur l'état de votre faîtage, à Saint-Genis-Laval, Genay, Sainte-Consorce ou dans les communes voisines ? Envoyez-nous quelques photos prises depuis le sol via le formulaire de contact : nous vous dirons si une reprise est nécessaire, et nous vous établirons un devis détaillé.